Equilibre Instable

EI.1 Au commencement

« Les religions, les croyances païennes… Celles qui depuis toujours sont le reflet de l’ignorance de l’être humain et de ses angoisses ; sont un moyen de mettre des mots sur des maux, une façon de personnifier, d’expliquer l’inexplicable, l’incompréhensible. Toutes, elles parlent d’entités supérieures, divines. Comme une force omnisciente, omniprésente, à la fois créatrice et destructrice qui agirait au nom du tout, sa justice faisant loi.
La « volonté » de Dieu ? Ce n’est pas vraiment ça… En vérité, et contrairement à ce que les différentes civilisations transmettent de générations en générations, Dieu n’existe pas. Ni un, ni plusieurs. Il n’y en a jamais eu. C’est bien plus compliqué que ça :

Un grain de poussière, un atome, une valse dans l’air. Et entre réactions chimiques et antimatière, entre cataclysmes et Physique, le Big Bang, la vie, puis l’Homme…

L’Homme.

L’Homme vit, l’Homme meurt. Il apprend, il expérimente et prend conscience.
C’est là que cela s’est produit ! Au moment où l’Homme a prit conscience qu’il évoluait. A force de se réincarner, encore et toujours, il a comprit qu’il avait aussi le choix de se transformer, de se réaliser pleinement. Comme une sorte d’Eveil.

Bien sûr, ça ne s’est pas fait en un jour. Il y a d’abord eu les âmes, l’essence même de l’être, dépouillées de leur corps physique, charnel. Associées à un concentré de personnalité, de savoir et d’expérience accumulée. Mais elles étaient trop aériennes, trop instables et fragiles dans ce monde si brutal. Elles ont donc, par la force des choses, gardés un semblant d’enveloppe charnelle, moins opaque, plus adaptée à leur « moi » profond et plus disposée à laisser leur magie s’épanouir. C’est de cette manière que sont apparus les centaures, nymphes, vampires ou autres anges et minotaures… Les créatures magiques, dans leur ensemble.

Ces nouveaux êtres se divisèrent tout d’abord naturellement par affinité, en quatre groupes différents qui se mêlèrent à l’Humanité. Quatre groupes qui, avec le temps devinrent les quatre ordres bien distinctes que l’on connaît aujourd’hui : ce que les humains nomment communément le Paradis et l’Enfer, et, les Limbes et l’Emeronde.
Le Paradis regroupa les êtres de bien, appelés Lumina (les Lumineux), des créateurs et instigateurs de bonté.
L’Enfer à l’inverse, accueillie la noirceur dans ses rangs, couvant ses démons de malveillance et de l’ivresse du mal. Ils se nommèrent entre eux Umbra (les Ombres).
Dans les Limbes se retrouvèrent les âmes perdues qui n’étaient ni réincarnées, ni transformées en créatures magiques, ou encore des créatures magiques ayant succombé les Amissa ( les Perdus).
Quand à l’Emeronde, apnée dans la boucle du temps, sans espace, sans frontière, n’y restèrent plus que les Neutrum (les Neutres). Ces êtres qui n’avaient ni leur place au Paradis, ni en Enfer d’ailleurs… Car ni trop bons, ni trop mauvais. C’est à eux que l’on doit la plupart des lois de l’Équilibre, car jugés justes et impartiaux.

Très vite, les créatures magiques (les Magics), comprirent que se mélanger à la race des Hommes n’était pas la bonne solution. Les Hommes sollicitaient sans cesse leur magie pour répondre à leurs besoins, mais cela seulement quand ils n’étaient pas terrorisés de peur par l’incompréhension de leur existence. Des mythes, des légendes, des croyances émergèrent de tous les coins du monde, les faisant tantôt passer pour des monstres, tantôt pour des divinités. Il y avait beaucoup trop de faits à propos de chimères, de dieux et autres, qui nourrissaient les craintes et les espoirs des humains les plus faibles d’esprits et qui les empêchaient d’avancer et d’évoluer. Parfois idolâtrés, d’autres fois chassés comme du gibier, la situation devint vite inquiétante et les Neutrum prirent les premières mesures de sécurités nécessaires.
La première loi des Neutres, le premier commandement si l’on peut dire, fût donc de se cacher des Hommes. Et c’est comme ça que fut créé Magicae, cette sorte de monde parallèle pour tous les nouveaux êtres. Par la conscience des Hommes, quand c’est leur inconscience qui les détruit.

Le fait de se retirer du monde des humains permit avec l’aide du temps, de ne laisser d’autres traces que de vieux contes de « bonne femme », et de pouvoir agir plus librement pour les aider quand ils en avaient réellement besoin. Voilà la réalité des choses. Voilà la vérité sur vos soit-disant dieux tous puissants. On est bien loin du compte n’est-ce pas ? Et encore, vous ne savez pas tout… « 

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